Ce blog nous permet d'expliquer les différentes facettes de la forêt. Celui-ci a été créé par les terminales bac pro CGCF (Conduite et Gestion des Chantiers Forestiers) de la MFR de Pointel, dans le cadre du projet d'ESC (Education Socio Culturel).
Nous avons souhaité vous parler de la faune et la flore (surtout le gibier et les arbres...) ainsi que des métiers du bois et de la forêt et pour finir de la filière bois (de la plantation à l'industrie en passant par l'exploitation, la sylviculture, le chauffage...)
Nous vous souhaitons une bonne visite espérant que vous y trouverez votre bonheur...


vendredi 18 février 2011

La perdrix grise


Perdrix grise : Perdix perdix
Ordre : Galliformes
Famille : Phasianidés
Taille : 29 à 31 cm
Envergure : 45 à 48 cm
Poids : 350 à 450g
Longévité : 7ans

Description :

Oiseau a la silhouette arrondie, a queue et aile courte. Il pèse 350 à 400g, pour une taille de 28 à 32 cm de long. Le bec est court et clair, arrondi et pointant légèrement vers le bas. La tête est ronde, l’œil, foncé a la paupière inférieure orné de rouge. Gris bleutée, ocrée à brunâtre sur les ailes et les cotés de la tête, flancs et poitrine gris, ventre blanc. Les pattes sont jaunâtres chez le jeune et gris bleu chez l’adulte.

Habitat :

La perdrix grise est essentiellement trouvée sur des milieux ouvert, le plus souvent des terres d’Europe de l’ouest et d’Asie. On trouve la perdrix grise jusqu'à 2500m, dans les zones bocagère et les bosquets. Elle semble fuir les zones humides et la forêt dense. Elle était autrefois largement présente en Amérique du nord et elle est encore commune dans certaines régions du sud du Canada.

Reproduction :

Après une parade nuptiale et un accouplement, la femelle pond 15 œufs en moyenne en mai. Les œufs sont pondus sur plusieurs jours. La femelle les couve durant 21 à 26 jours. Si elle quitte le nid, elle recouvre partiellement les œufs de plantes ou de feuille morte. L’éclosion a lieu entre juin et juillet. Les poussins savent effectuer des vols normaux à 16-20 jours.

Alimentation :

C’est une espèce qui semble s’activée les jours nuageux et qui se nourrit le plus a l’aube et au crépuscule. Les poussins sont nourris d’insecte par les parents puis peu à peu de graine qu’ils apprennent à trouver seuls. C’est un oiseau plutôt omnivore. Il consomme des végétaux et de petits animaux.

Caractéristique :


Comme beaucoup d’espèces appartenant à cette famille, c’est un oiseau sédentaire, terrestre, qui vit en petite bande, sauf en saison de reproduction. Elle peut effectuer de petites migrations locales pour fuir une météorologie difficile avant de regagner son habitat.
Ces populations son en forte diminution dans les zones de grandes cultures. En France, elle est encore relativement courante dans les deux tiers nord du pays et dans les Pyrénées.Elle vit en couple ou en trio de la fin de l’hiver au printemps, le reste de l’année elle vit en compagnie.



 


Le sapin


Règne: Plantae
Sous-règne: Tracheobionta
Division: Coniferophyta
Classe: Pinopsida
Ordre: Pinales
Famille: Pinaceae
Sous-famille: Abietoideae


Les sapins sont des arbres conifères du genre Abies originaires des régions tempérées de l'hémisphère nord. Ils font partie de la famille des pinaceae. Ils sont reconnaissables au mode de fixation des aiguilles sur la tige, à leurs formes qui diffèrent de l'épicea ainsi qu'à leurs cones dressés qui se désagrègent à maturité.
Ce sont des arbres monoïques à écorce quelquefois ponctuée de vésicules résinifères, à branches verticillées et étagées.
Le terme sapin est un dérivé de sap en langue d'oïl mot encore en usage dans les dialectes, qui désigne la fois le sapin et le pin.



Le douglas

Règne: Plantae
Sous-règne: Tracheobionta
Division: Coniferophyta
Classe: Pinopsida
Ordre: Pinales
Famille: Pinaceae
Genre: Pseudotsuga

il a été introduit en Europe dès 1827 et en France dès 1842. Ce douglas est un arbre à croissance rapide d'où son importante utilisation dans les reboisement. Il possède par ailleurs de bonnes qualités technologiques (transformation du bois pour la charpente, la construction extérieure car il est imputrescible à cœur).
Acceptant des conditions de climat plutôt froides et arrosées, il a été beaucoup utilisé en Europe, dans les Ardennes en Belgique, ou dans le Morvan et le Massif central en France.

Aspects botaniques:

L'arbre adulte atteint une taille moyenne comprise entre 50 et 80 mètres pour un diamètre de 2 mètres dans ses régions d'origine, et entre 40 et 55 m en Europe.Le sapin pousse rapidement et peut vivre entre 400 et 500 ans. Il affectionne les terrains humides et léger mais n'apprécie pas les terrains boueux ou secs.

Les feuilles:


Les feuilles sont des « aiguilles », de 1,5 à 3 cm de long, molles, insérées sur un coussinet tout autour des rameaux des branches basses ou sur deux rangées - en brosse - sur les rameaux fertiles. Les aiguilles sont de couleur vert foncé sur le dessus, et parcourues par deux bandes vert clair de stomates sur le dessous. Les feuilles ont une durée de vie d'environ 5-6 ans. Elles dégagent une odeur de citronelle quand on les froisse.

Le cones:

Les cônes apparaissent en avril-mai. L'arbre est monoïque. Les cônes sont mûrs en octobre de la même année. Ils pendent et mesurent environ 8 cm. Leur particularité réside dans la présence de bractées trifides (c'est-à-dire à trois pointes) saillantes, appliquées sur les écailles du cône.

Le bois:

Le bois de douglas est de couleur brun rosé, avec un aubier distinct de couleur jaune brun clair, à fil droit. Au sein d'un même cerne annuel, il existe une hétérogénéité de couleur et de structure, due au diamètre différent des vaisseaux du bois, entre le bois initial (bois de printemps) et le bois final (bois d'été). En plus de sa croissance rapide, son bois de cœur est résistant et de très bonne qualité ce qui le rend attractif d'un point de vue économique. Le bois provenant d'arbres de peuplements naturels d'Amérique du Nord, à accroissements fins, est souvent commercialisé en Europe sous le nom américain d'Oregon Pine.
La présence de petits canaux résinifères localisés provoque une odeur résineuse prononcée quand le bois est fraîchement coupé, et s'estompe quand le bois sèche.




Epine noir ou prunellier


Famille : Rosacée
Hauteur : De 2 à 6 m
Couleur des fleures : Blanche
Période de floraison : De fin mars à début avril
Rusticité : Très rustique
Type de feuillage : Caduc

L’Épine noire ou le Prunellier, écrit aussi prunelier (Prunus spinosa) est un arbuste de la famille des Rosaceae.Il est aussi appelé « buisson noir », « épinette » ou « épine noire ».En raison de son caractère épineux et d'une forte tendance à drageonner, il a été très utilisé pour former des haies défensives (comme l'aubépine) peut former une haie ou un taillis inextricable en quelques années. Ses fruits étant appréciés des oiseaux qui disséminent ses graines, il est souvent une espèce envahissante des friches et de certaines pâtures. La prunelle est un petit fruit sauvage du même genre que les prunes et ayant d’ailleurs l’aspect d’une petite prune plutôt sphérique. C’est une drupe d’un diamètre atteignant 1 à 1.5 cm, de couleur bleu foncée puis noire brillant à maturité. Le fruit contient un petit noyau presque lisse. La prunelle est un petit fruit astringent et acide, qui devient plus sucré ç pleine maturité, après les première gelées d’automne. Les épines noires ont des feuilles décidues, alternes qui n’apparaissent sur l’arbre qu’après la floraison. Il fleurit de fin mars à début avril, suivant l’altitude. Les limbes ont une base cunéiforme et sont ovoïde en long, entièrement dentelés, glabres ou tomenteux en dessous. Les fleures blanches poussent soit d’une manière individuelle soit en grands faisceaux. Elles portent une vingtaine d’étamines qui sont suivies de fruits bleu- noir, ronds, les prunelles, qui sont des globules à noyaux à la pulpe verdâtre d’un goût amer. Les fleurs et les feuilles des prunelliers servent depuis longtemps dans la médecine populaire. Bien que le prunellier représente l’une des essences ligneuses de taillis les plus communes d’Europe. Le prunellier est un arbuste haut, qui forme des peuplements homogène, très expansifs dans les endroits délaissés. Ils forment des arbustes épineux abondant ramifiés. Ses branches retombantes, les plus basses forment parfois des racines au contact de la terre et les branches dressées sont raides et rigides. Les brachyblastes latérales se terminent par une pointe épineuse.

Le noisetier commun

Le noisetier commun (Corylus avellana), aussi appelé coudrier, est un arbrisseau de 3 à 8 mètres de hauteur et appartenant à la famille des Betulacées. C'est une plante des bois, des haies et des jardins qui donne un fruit comestible apprécié, la noisette. Il a un bois souple.

Description:


L'arbrisseau forme une touffe de 10 à 12 branches pouvant atteindre 3 à 4 m de haut, multigaule (composé de plusieurs troncs fins).
Son écorce est marron et peut se détacher en fines lamelles selon les variétés.
Ses feuilles cordiformes caduques sont dentées avec un sommet en pointe.
Il fleurit de janvier à mars (selon les variétés et les régions). Les fleurs mâles, jaunâtres, forment des épis pendants ou chatons de 6 cm, et les fleurs femelles, très condensées, forment des épi dressés. Cependant le noisetier est autostérile, et il faut donc qu'il y en ait d'autres pour avoir des fruits.
La noisette est un akène doté d’un péricarpe lignieux appelé « écale » et renfermant une seule graine (l'amande) qui occupe toute la cavité interne du péricarpe. Ce fruit a coque, de forme plus ou moins ovoïde, peut atteindre 3 cm de long et 2 de diamètre; il est protégé avant maturité complète par une enveloppe de forme tubulaire, l’involucre , d’aspect foliacé et divisée en lobes irréguliers à son extrémité, elle est plus ou moins enveloppante selon les variétés.
Les noisettes sont généralement groupées en petites grappes appelées « trochets » formées de deux ou trois fruits. Peu avant la maturité du fruit, l’involucre s’assèche et s’ouvre à une extrémité, exposant le péricarpe à l’air où il va durcir et se colorer, pendant que la graine se concentre en sucres, en huile et en minéraux. Cette maturation a lieu en automne, et la cueillette peut avoir lieu entre la fin du mois d’août et en septembre, lorsque les trochets se détachent facilement des branches.

Habitat:

Le noisetier est très rustique et commun dans toute la France sauf au littoral méditerranéen. On le rencontre le plus souvent en lisière des bois, dans les taillis et les haies. Sur les terrains carbonatés et acides. Espèce de plaine, collines et montagnes jusqu'à 1 700 mètres d'altitude.
Il est cultivé en Europe (notamment : Espagne, Italie, Portugal, Grèce et France) pour ses noisettes, le premier producteur et exportateur mondial est la Turquie.

Reproduction:

Le noisetier se multiplie par marquottage ou drageonnage, ou bouturage, il est en pleine production à partir de l'âge de 8-12 ans et peut vivre jusqu'à 60 ans.
En Europe, les écureuils sont un élément important dans la reproduction du noisetier. Ils enterrent les noisettes loin de l'arbre, afin de se faire des réserves alimentaires, mais semblent oublier fréquemment l'emplacement de ces réserves.


La fougère aigle


Règne : Plantae
Sous- règne : Tracheobionta
Division : Pteridophyte
Classe : Filicopsida
Ordre : Polypodiales
Famille : Dennstaedtiaceae
Genre : Pteridium

La Fougère aigle (Pteridium aquilinum) aussi appelée grande fougère ou fougère commune, est une fougère de la famille des Dennstaedtiaceae. Elle est très commune, voire envahissante, et cosmopolite. On la retrouve jusqu'à 2 000 m d'altitude. Cette plante toxique a longtemps été utilisée à des fins alimentaires et médicinales et reste utilisée, notamment en horticulture. Elle est cependant considérée comme gênante pour la gestion des forêts et du gibier.

Appareil végétatif :


La fougère aigle possède un
rhizome noir, fibreux et ramifié, rampant à plusieurs dizaines de centimètres sous le sol. Il lui permet de coloniser rapidement son milieu. Le rhizome est capable de se ramifier par dichotomie et de se développer, et de former un clone à distance. Les ramifications finissent par mourir avec le temps, et c'est ainsi que le clone sera séparé de la fougère originelle. Par cette méthode de reproduction asexuée, la fougère aigle est à même d'envahir les zones dégagées, où son rhizome profond peut cheminer sans obstacles. De même, le rhizome est épargné par les incendies de foret, qui détruisent les végétaux en surface, et pourra ainsi permettre à la fougère de repartir. À partir de ces rhizomes naissent à chaque printemps des frondes de très grande taille, larges de 30 à 90 cm non persistantes l'hiver. Les frondes sont de forme triangulaire caractéristique et ont tendance à se courber parallèlement au sol. Elles possèdent un pétiole très long et épais pouvant atteindre 1 à 1,5 m de long. Les frondes sont divisées plusieurs fois (parfois quatre fois) : les divisions primaires sont alternées et opposées. Les segments de ces frondes sont également triangulaires, sessiles et un peu enroulés sur les bords.

Appareil reproducteur :

Les
sporanges, rares, se situent sur la face inférieure des frondes et protégés par le bord replié du limbe qui forme une indusie. Sa sporulation, souvent stérile, est disséminée par le vent (on dit que sa dissémination est anémochore).

Habitat et répartition :

La Fougère aigle se développe dans des stations en pleine lumière ou semi- ombragées, souvent sur des sols pierreux ou sableux et toujours acide et assez profond. Elle est indifférente à l'humidité du sol. En
France, sa préférence pour les hivers doux, explique sa grande répartition sur le domaine atlantique. Néanmoins, elle est cosmopolite et on la trouve dans de nombreuses régions du monde et sous de nombreux climats, sauf dans les zones désertiques chaudes ou froides. Elle se développe depuis le niveau de la mer jusqu'à 2 000 m d'altitude, des étages collinéens à montagnards et supraméditerranéens. Il semble qu'il existe différents écotypes. Ainsi, on retrouve Pteridium aquilinum à la fois sur des sols carbonatés et sur d'autres décarbonatés. Pteridium aquilinum indique des sols acides pauvres ou riches en bases et engorgés en matière organique végétale. Elle indique également une carence en matière organique animale et en azote. Une prairie agricole contenant cette plante de manière significative évolue vers la lande. Les peuplements de fougère aigle sont souvent nommés « ptéridaies ».

Toxicité :


Toutes les parties de la fougère aigle sont considérées comme toxiques en raison de leur teneur en
aquilide À et en dérivés de cyanure, les crosses dégagent d'ailleurs une odeur d'amande amère à la cuisson. D'après une étude faite au Japon, les crosses crues de fougère aigle pourraient contenir des substances cancérigènes, un hétéroside cyanogénétique (c'est-à-dire susceptible de produire du cyanure) ainsi qu'une enzyme (thiaminase) qui détruit la vitamine B1 dans l'organisme. Les frondes arrivées à maturité, qu'elles soient fraîches, cuites ou séchées, sont également toxiques. Les animaux qui abusent de cette fougère (rongeurs, jeunes bovins en stabulation libre avec fougère utilisée comme litière) sont atteints d'une maladie mortelle nommée "pteridisme". Les chevaux peuvent également en souffrir s'ils en consomment en forte dose (plus de 2 kg par jour pendant 1 mois). À petite dose, il semble possible de les soigner en augmentant leur taux de vitamine B1. Le ptéridisme se manifeste par une atteinte à la moelle rouge des os, causant ainsi anémie et phénomènes hémorragiques. Chez les moutons qui paissent les fougères peuvent aussi apparaître des troubles visuels, ainsi que des tumeurs sur différentes zones du système digestif (mâchoires, rumen, intestin, foie).

Consommation par la faune :

Malgré sa toxicité, la fougère aigle est consommée par plusieurs espèces animales. Les cervidés peuvent consommer la fougère aigle, mais toujours en faible quantité, et essentiellement lorsque les frondes sont encore en forme de crosse. Les lapins peuvent occasionnellement consommer les frondes et les rhizomes. Les chèvres en liberté peuvent elles aussi consommer cette fougère, mais par contre les moutons l'évitent. Plusieurs espèces d'insectes consomment eux aussi cette fougère. Par exemple en Europe, les chenilles de plusieurs espèces de
lépidoptères se nourrissent de la Fougère aigle.

Le hêtre commun


Famille : Fagacées
Origine : Europe centrale jusqu’au Caucase
Période de floraison : De avril à mai
Couleur des fleurs : Crème
Exposition : Soleil et mi- ombre
Hauteur : De 10 à 40 m
Type de végétation : Vivace
Type de feuillage : Caduc
Rusticité : Très rustique

Habitat :
Le hêtre est assez indifférent à la nature du sol. Calcaire ou siliceux, riche ou pauvre. Essence d’ombre, le hêtre produit un feuillage dense qui assombrit le sous- bois et freine son développement. Il a besoin d’humidité atmosphérique mais il craint les sols trop humides. Il est sensible aux grands froids et aux fortes chaleurs. Le hêtre prospère en plaine ; dans la partie Nord de la France, notamment en Normandie. Au Sud de la Loire, il est présent en montagne : dans le massif central et les Pyrénées occidentales notamment. En montagne, il voisine le sapin, jusqu’à 1700 mètres d’altitude. Le hêtre couvre 9% de la forêt française, derrière le chêne et le pin sylvestre. Le bois du hêtre est homogène, blanc grisâtre à jaune rougeâtre et dense. Après la coupe, il se colore en rougeâtre. Il faut le débiter et le sécher sans tarder pour éviter l’attaque des champignons. Le hêtre poussant sur des terrains calcaires donne un bois de meilleure qualité que celui qui pousse sur des terrains siliceux. Le feuillage du hêtre est caduc, les feuilles mesure environ 9 cm, en disposition alterne et distique, en mai. Elles sont pétiolées, ovales, à bords pubescents et ondulés. Le hêtre fleuri en avril- mai, les fleurs mâles sont jaunes, en petits chatons pédonculée (de 3 à 5 cm) à pilosité velue, et les fleurs des femelles sont vertes, à court pédoncule, forment des groupes séparés. Les fruits sont des akènes, nommés « fraînes », groupés par 3 ou 4 dans une cupule hérissée.